Jean Zay a été ministre de l’éducation nationale et des Beaux-Arts du Front populaire. Il a laissé une marque importante en prolongeant la scolarité de 12 à 14 ans, en développant le sport à l’école, en créant le CNRS, le musée d’Art moderne, le festival de Cannes… Bien que député, lorsque la guerre éclate, il s’engage. Lorsque Pétain signe l’Armistice, Jean Zay rejoint le Maroc pour continuer le combat dans l’Empire. Arrêté à son arrivée il est condamné pour « désertion »! Il est incarcéré et, le 20 juin 1944, extrait de sa cellule, il est assassiné par la Milice.
Hélène, sa fille, a porté cet héritage de façon exceptionnelle en créant à Orléans, là où son père était député, le Cercil, (centre d’études et de recherches sur les camps d’internement du Loiret) qui mène un énorme travail de Mémoire pour faire connaître les camps d’internement des juifs arrêtés par le régime de Pétain : Pithiviers, Beaune-la- Rolande, Jargeau… avant leur déportation vers Auschwitz.
En décembre 2018 l’ADVR, avec le SNES, a organisé la visite du Cercil et de ce qu’il reste du camp de Pithiviers. La directrice du Cercil nous a reçus à Pithiviers. Puis à Orléans au musée/centre de recherches c’est Hélène Mouchard-Zay elle-même qui nous a reçus très chaleureusement.
En mars 2025 nous l’avons invitée pour animer le débat qui suivait la projection du film de Catherine Bernstein : Jean Zay, un crime français .
C’est une grande personnalité de la Mémoire qui disparaît, mais son œuvre continuera ce travail si important qu’elle a réalisé.
























